Shovel Knight... la vie est pelle !

Par mangam-otaku | Le Lun 29 Déc 2014 | tests de jeux

  Shovel knight final

Ce n’est certes pas une nouveauté mais le fait que ce vrai-faux jeu rétro ait été annoncé sur PS4 et PS VITA me permet de remettre un coup de projecteur sur cette pelle… euh non perle !

 

La pelle à contribution (et c’est parti !)

Avant de m’attaquer à ce jeu de plateformes-action en lui-même attardons nous deux secondes sur la genèse de ce projet. Shovel Knight est le premier jeu du studio américain Yacht Studio fondé par Sean Velasco l’ancien directeur du studio WayForward Technologies Inc. Studio à qui l’on doit entre-autres l’excellente série des Shantae (GBC, DS, wiiU) ou le remarquable et trop souvent méconnu A boy and his blob sur Wii en passant par le remake bavard de Ducktales sur PS3 et X360. Bref des amoureux de la 2d (ils font aussi dans la 3d mais chut… c’est moins glorieux).

Si Shovel knight a vu le jour c’est grâce à toi public ! Et oui c’est par le biais d’une campagne Kickstarter que le jeu a pu être financé en 2011. Sur les 75000 dollars nécessaires pour que le projet voie le jour ce ne sont pas moins de 311 502 dollars qui ont été récoltés par le nouveau studio. C’est dire l’engouement qu’a suscité le projet et qui prouve encore une fois que : 2d is not dead !

Bonne pioche pour la musique (subtil)

Passons sur le scénario qui tient sur un ticket de métro pour nous attarder sur la première chose qui nous attrape pour ne plus nous lâcher dès l’écran titre : la musique. Et quelle musique ! Et si ce n’était que l’écran titre…et bien non !

Tout le reste du jeu est du même acabit. C’est bien simple depuis Megaman 2 sur NES je n’avais pas entendu des musiques chip tunes aussi entêtantes aussi inspirées et délicieusement référentielles que celles de Shovel Knight. Et pour cause : ce n’est ni plus ni moins que Manami Matsumae qui se retrouve aux commandes des pistes le plus marquantes (dont l’intro donc) de l’OST. De plus,elle est accompagnée de Jake Kaufman non moins talentueux compositeur qui avait déjà ouvré sur nombre de jeux de feu Wayforward Tech.

Manami

 

 

 

 

 

 

 

 Manami Matsumae en plein selfie.


 Manami Matsumae est un véritable monument de la musique du neuvième art : elle a participé à de très nombreux jeux cultes en particulier pour le compte de Capcom. Elle a à son tableau de chasse les OST de (pelle-mêle ^^’) Megaman, Duck Tales (coïncidence… je ne crois pas !), Magic Sword et épinglera bientôt à son mur celle de Mighty n°9 (appelé aussi megaman rebirth par les plus taquins). Alors vous me direz « oui mais elle n’a composé que 2 musiques pour Shovel Knight alors que Kaufman bla bla bla…. ». « OK » vous répondrai-je, mais que retient-on de la musique de 2001 l’Odyssée de l’espace ? « Ainsi parlait Zarathoustra » de Richard Strauss et « le beau Danube bleu » de Johann Strauss dans 99 % des cas ! En omettant tout le reste alors que de grands noms du classique sont présents dans la bande originale. Le problème est le même dans la série Metal Gear solid où on associe la musique très souvent au seul Harry Gregson-Williams en oubliant que la majeure partie de la bande son est assuré par Norihiko Hibino. Mais je m’égare…

Shovelman ou Shovel Tales ?

Après ce petit orgasme musical passons au plat de résistance : le jeu ! Quelques jolis petits écrans fixes nous présentent l’histoire puis on se retrouve aux commandes de notre valeureux chevalier. Puis la caresse vidéo ludique continue avec une maniabilité quasi parfaite où vous n’aurez besoin que de la croix directionnelle et de deux boutons pour effectuer toutes les actions disponibles (hors sélection des artefacts via le menu accessible avec « start »). Oncle Picsou….pardon Shovel Knight se manie au doigt et à l’œil sans aucune inertie ni sensation de glissement à la réception des sauts. Si vous tombez dans un trou vous ne pourrez vous en prendre qu’à vous-même ! Les sensations sont proches de celles ressenties sur les Megaman et les ducktales (le rebond sur la pelle en est plus qu’un gimmick).

Les graphismes ? Du tout bon pour de la NES ! En effet le jeu est conçu (pour résumer) avec des contraintes des jeux 8 bits de la grande époque (avec quelques largesses en particulier sur les effets de scrollings qui n’étaient pas possibles à ladite époque). En résulte une explosion de couleurs et de pixels nous transportant dans cette expérience rétro. Le chara-design est excellent et les décors ne sont pas en reste tout comme l’animation sans faille : ni ralentissement, ni scintillements chers à la 8 bits de la firme au plombier ne sont à déplorer.

 
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  J’ai déjà vu çà quelque part…


Le premier niveau vous servira de tutoriel et où vous apprendrez à vous servir de votre bel instrument contondant. Ce dernier servant autant à occire vos ennemis qu’à rebondir sur ceux-ci tels de vulgaires ressorts, vous atterrissez sur une map que l’on croirait tout droit sortie de Super Mario Bros 3. Même style de déplacement et aussi même possibilité de rencontrer des évènements aléatoires avec l’arrivée de nouveaux ennemis sur la carte ou l’apparition de niveaux bonus pour vous remplir les poches. C’est en parcourant cette carte que vous apprendrez à vous frayer un chemin à la lame de votre pelle entre un château hanté, un sous-marin, des caves sombres. Vous fouillerez chaque pixel à la recherche de zones cachées recelant moult trésors (dont des partitions permettant de réécouter les compositions musicales auprès du barde du village) avant de vous attaquer à l’inévitable boss de fin de niveau.

Pelle of duty

Car oui, une pelle çà sert à creuser (sic). Alors vous trouverez un peu partout des tas de gravats que vous pourrez allègrement retourner afin de collecter de précieux diamants et autres. Ces loots, vous vous en doutez, vous permettront de faire évoluer votre personnage en lui achetant de nouveaux coups, une nouvelle armure ou même des tickets repas donnant droit à un « cœur » supplémentaire à sa barre de vie… Vous trouverez également par ci par là divers coffres renfermant trésors et…marchand. Ce dernier vous proposera alors l’achat d’un nouvel artefact qui vous permettra alors d’avoir recours à différents pouvoirs (Megaman style). Les objets vous aideront aussi bien au combat (elixir d’invincibilité, boule de feu) que dans les déplacements (les gants vous permettent de creuser à l’horizontale donnant accès à de nombreuses zones inaccessibles autrement). Le plus beau dans tout çà est que vous reviendrez souvent avec plaisir dans des niveaux déjà parcourus afin d’en découvrir de nouveaux recoins. La rejouabilité étant également un des points forts du titre.

L’aspect loot, un peu comme dans rogue legacy, est très marqué dans Shovel knight celui-ci s’apparentant carrément à du scoring. Il est facile d’amasser de la thune dans le jeu mais prenez garde si vous perdez une vie alors vous perdrez également une partie de votre or durement gagné. Celui-ci sera matérialisé par des sacs d’or flottant à l’endroit même de votre trépas. A vous de voir si vous souhaitez à votre nouveau passage vous risquer à les récupérer. Une idée sympa piquée au punitif Dark Souls.

3

Attraper certains diamants c’est chaud…

 

Des clins d’œil à la pe…. Ok c’est bon j’arrête.

Vous l’aurez compris Shovel knight c’est plus qu’un jeu référentiel c’est un melting pot des meilleurs jeux 8 bits et 16 bits qui ont gravé en nous cet amour du jeu vidéo. Du saut sur la pelle renvoyant à duck tales, aux villages proches de ceux de Zelda 2 ; des catapultes vous envoyant à d’autres endroits de la carte à la Secret of Mana à la pêche aux items à la Wind Waker, tout vous renvoie à une expérience passée. Mais la grande force du jeu c’est de créer une véritable alchimie entre tous ces éléments en les imbriquant les uns aux autres pour en faire un monument de cohésion. De l’écran titre à l’écran de fin l’expérience est intense, rythmée, drôle, les personnages hyper attachants, le level design fourmille de secrets, la musique vous emporte. Shovel Knight c’est plus qu’une madeleine de Proust c’est une gigantesque boîte de friandises ! Vite une suite !

4


On se faisait chier avant sans la TV.

 

Jashuyan

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