Story Mode : Parlons rétro !

Par krissss | Le Mar 09 Fév 2016

Story mode

Bon, comme prévu, mais avec un peu de retard, je vous livre mon 1er article d’une longue série que j’ai nommé STORY MODE. STORY MODE,que l'on pourrait traduire par  MODE HISTOIRE, option que l'on retrouve souvent dans les jeux de combat issus d'un film, d'un anime. Ici, j'ai souhaité retracer rapidement avec vous l’Histoire des Jeux Vidéos, mais en prenant le temps de s’arrêter quelques minutes sur une machine, un accessoire, peut-être encore une date inédite. Sachez-le, j’adore les machines oubliées, les destins brisés… les petites choses qui auraient pu faire d’une machine un gros hit. A tout seigneur, tout honneur, commençons par une console que j’ai eu (la chance ?) l’occasion de posséder, j’ai nommé :

ATARI LYNX

le logo officiel

La Lynx d’Atari n’est pas la toute première console portable de l’histoire (pour moi c’est la PALMTEX Super Micro sortie en 1983), mais celle qui aura marqué le paysage vidéo ludique de l’époque. On attribue toute la gloire à Atari, mais le mérite revient finalement à Epyx, célèbre éditeur de jeux vidéo à qui l’on doit les séries Summer Games, Winter Games et California Games.

En 1987, Epyx décide de se lancer dans le juteux marché des consoles. Pour cela, la firme fait appel aux mêmes ingénieurs qui avaient conçu le Commodore Amiga. Nom de code « Handy » sera présenté au CES de Las Vegas en 1989 et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle en jette !

Le lynx I

Malheureusement produire et distribuer une console demande d’avoir un portefeuille bien rempli et Epyx, en perte de vitesse au niveau des ventes de logiciels, se retrouve bien dépourvu…

Alors qui pour reprendre ce prototype ? ATARI !

Ce dernier souhaite reconquérir le marché des jeux vidéo est très intéressé. Après une bonne poignée de main aux dirigeants d’Epyx (et un peu d’argent, il faut le dire), les droits reviennent à Atari. Ces derniers baptisent la console Lynx. Pourquoi ? Tout simplement parce que, tout contents de leur nouveau joujou, les ingénieurs de chez Atari vont proposer un nom qui va cartonner : Atari Portable Entertainment System ! C'est vrai que ça respire la machine de course ! Mais, les ingénieurs ne sont pas des rois du marketing…L'acronyme ainsi formé A.P.E.S se traduit en français par le mot SINGES. Pas flatteur du tout, et encore moins vendeur... Finalement, c’est le nom d'un félin qui sera retenu, LYNX.

Le 11 octobre 1989, la console qui n’aura subi finalement que peu de modifications est lancée sur le sol américain au prix de 199 $.

La concurrence est rude car on retrouve également sur le marché une certaine Nintendo GameBoy.

Mais pourquoi rougir quand on possède des caractéristiques aussi alléchantes que :

  • Un écran couleur rétroéclairé
  • Un processeur graphique 16 bits
  • Des effets hardware de zooms et rotations
  • Possibilité de retourner la console pour les gauchers…

 

 Si la proposition est intéressante sur le papier, la console accumule aussi quelques défauts…La couleur et le rétroéclairage sont deux éléments très énergivore pour les écrans à l’époque. Imaginez : 6 piles AA/LR6 pour à peine 3 heures d’autonomie ! En plus, la console est grosse, trop grande et lourde. Comment justifier alors le terme de « console portable » ?

Le système de rétroéclairage à l’époque, un mini-néon !!!

 (ici sur Lynx II)

Le choc avec la petite Nintendo est frontal. Les ingénieurs de Nintendo eux ont tout compris, c’est la taille qui compte ! Le plaisir de jouer ne doit pas forcément être dépendant de la puissance et de la technologie employée.

La console qui peine à trouver des acquéreurs, se retrouve très rapidement distancée, et même avec une baisse de prix 99$, il va falloir jouer des coudes avec la petite dernière de Sega, une certaine Gamegear, avec là aussi un écran couleur rétroéclairé, mais surtout une ludothèque bien plus étoffée.

Atari ne craint personne ! En 1991, la firme va même jusqu’à sortir un nouveau modèle : le Lynx II

Le Lynx II

Plus compacte, un son stéréo, une autonomie accrue (4 heures avec 6 piles). Le plus gros problème, ce sont les éditeurs et même Atari qui ne développent aucun titre phare pour la console. Et puis il y a cette Nintendo GameBoy…

C’est en 1993 qu’Atari décide d’euthanasier sa petite merveille pour mieux se consacrer à sa future nouvelle console de salon, une certaine Atari Jaguar…

 

Caractéristiques techniques :

Processeur principal « Mikey » MOS 65SC02 (8bits, 4Mhz)

Coprocesseur graphique « Suzy » (16bits 16Mhz)

Processeur sonore 4 canaux 8 bits DAC (stéréo sur Lynx 2)

RAM      64 kio

Type d'écran     rétroéclairé 3.5 » LCD 16 couleurs sur une palette de 4096

Définition maximale      160 x 102

Stockage             Cartouche ROM

Capacité maximale         256 kio

Connectivité réseau      ComLynx

Son        1 sortie jack 3,5 mm stéréo

Alimentation     6 piles AA

Une cartouche Lynx reconnaissable à ses courbes…

Quelques jeux (pas forcément les meilleurs, mais les plus représentatifs) :

California Games. Des beaux effets. Batman Returns. Une belle adaptation.  
   
   
   

Gates of Zendocon 51 niveaux !        Blue Lightning. De la 3D sur une portable

 

Le saviez-vous ?

1 – Initialement le système multijoueur « ComLynx » permettant d’affronter jusqu’à 17 autres joueurs par câble était un système sans-fil (Nom de code RedEye). Il a été changé au dernier moment.

2 – C’est à Dave Needle, un codeur de génie, que l’on doit la pseudo 3D intégrée dans l’architecture du coprocesseur du Lynx. Il a trouvé une méthode pour faire de la distorsion de triangles texturés au lieu de le faire sur des polygones… et tout ça près d’un an avant la Super Nintendo et son Chip Super FX !

3 – Bien après l’arrêt de la production des consoles et du studio de développement fin 1991, de nombreux jeux indépendants sont sortis. Le dernier en date a été présenté en 2009 lors d’une convention en France (RGC). C’est un shoot’em up du nom de Zaku.

C'est une machine que sur laquelle j'ai longuement joué, en attendant la sortie de la Super Nintendo.

Pour ma part, j’avais acheté le LYNX II, qui était vraiment plus stylé. Au commencement, j'avais ZARLOR MERCENARY (un shoot à scrolling vertical), NINJA GAIDEN (un petit beat them all sympa) et ELECTRO COP (un genre de THIRD PERSON SHOOTER vu de côté, dans un labyrinthe 3D). D'autres viendront plus tard... (Blue lightning, Slime worlds…). En parallèle, je possédais un C64 avec plein de disquettes 5 ¼. Je peux vous dire qu'il y avait un large fossé entre les 2 univers, mais j'ai toujours aimé les 2 mondes : celui de la micro et celui des consoles, ils sont vraiment complémentaires. Et puis, l'important je pense, c'est de se faire plaisir, non ?

A bientôt pour un nouveau STORY MODE!

BONUS

Le flyer d'origine bien conservé par mes soins...

Flyer face

Flyer dos

retrogaming

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