RETRO TROP BIEN...

Par krissss | Le Ven 01 Avr 2016

Sans titre

 

Ce n’est pas un secret si je vous dis que de nombreux titres japonais ne traversent jamais nos frontières. Peut-être est-ce par crainte d’un manque d’intérêt de la part des joueurs ? Initialement prévu pour sortir au-delà de nos frontières, l’année 2000 signe également le déclin des ventes de la Nintendo 64. C’est principalement pour cette raison que le jeu Sin and Punishment, sorti en 2000 sur N64, ne quittera jamais le sol japonais. Ce n’est qu’en 2007, qu’il commencera à être connu dans nos contrées, puisqu’il sera au catalogue des jeux disponibles sur console virtuelle sur Wii.

 

FRONT COVER DU JEU

 

Et là, c’est la surprise. Ni Nintendo, ni Treasure n’auraient pu prédire un tel succès. Très rapidement le nombre de téléchargement du jeu explose. Ceci incitera d’ailleurs Nintendo, ainsi que Treasure, à développer une suite originale pour la console Wii : Sin and Punishment : Star Successor. Depuis 2009, ce titre fait partie des hits de Nintendo. Mais revenons-en au jeu avec lequel tout a commencé…

 

L’histoire

 

Elle est un peu confuse, c’est la raison pour laquelle je vais reprendre en la traduisant l’histoire donnée dans le livret d’instruction original :

 

« A l'aube d'un siècle nouveau, l'humanité a réussi à maintenir la paix et prospère comme jamais auparavant. Malheureusement, à cause de cette prospérité retrouvée une explosion démographique voit le jour. Cette augmentation de bouches à nourrir provoque une pression supplémentaire sur l'approvisionnement alimentaire, et la crise alimentaire devient mondiale. L'humanité a besoin d'une nouvelle source de nourriture, qui pourrait être produite même dans des conditions difficiles ; c’est pour cela que des scientifiques tentèrent de créer une « nouvelle espèce » vivante. Après un certain temps, les scientifiques donnèrent vie à cette « Nouvelle Espèce » et Hokkaido {L’île la plus au Nord du Japon) fut choisie comme immense berceau de nidification. L’espèce humaine enfin rassurée sur cette nouvelle ressource alimentaire pensa retrouver sa prospérité.

Cependant...

Cette « Nouvelle Espèce » rentre en mutation et donnent vie à des bêtes qui se mettent à dévorer leur chasseurs humains. Cette horde attaquante formée autour d’un groupe désormais appelée les « Ruffians » (ce terme était déjà présent dans le roman de Ludovic Nadeau « La France se regarde : le problème de la natalité » en 1931…) se déplaça vers le Sud et pris le contrôle de la région Nord-Est du Japon. À Tokyo, les Ruffians se mirent à envahir la ville, générant de fréquentes émeutes parmi les citoyens confus. Cette situation a conduit à l’expédition d'une organisation de paix internationale appelée les « Volontaires Armés » à détruire les Ruffians, mais secrètement ils commencèrent à utiliser leur force militaire pour réprimer également le peuple japonais. 

Comme on pouvait s’y attendre, l'avenir du Japon est redevenu... sombre. Et peut-être donc avec lui, l'avenir de l'humanité toute entière. Parallèlement, une mystérieuse rumeur commença à se répandre parmi les habitants de Tokyo, disant que la bataille pour la survie de l'humanité se perdait chaque jour un peu plus.

 

La rumeur...

L'arrivée et l'apparition d'une organisation de citoyens qui se font appeler le « Groupe Sauveur »...

Le "Groupe Sauveur » est formé d'un groupuscule de citoyens insensible aux maladies, blessures et à la tristesse grâce aux vertus d'une mystérieuse sainte femme appelée « Achi ». Le « Groupe Sauveur » est une organisation d’auto défense des citoyens japonais qui se soutiennent pour chasser les Ruffians, en s’opposant aux « Volontaires Armés », qu'ils considèrent comme une masse d’hypocrites.  Les gens épuisés et blessés ont commencé à se rassembler les uns après les autres autour de la sainte femme Achi, pour demander leur « Salut ».  Toutefois, son « Salut » a un prix. En échange d’une guérison, le receveur devra se battre au nom de la sainte femme.

 

                                          PRINCIPAUX PROTAGONISTES

 

Alors, je vous l’accorde, l’histoire est un peu farfelue, savant mélange entre thriller et science-fiction mais les bases du scénario elles reprennent des problématiques d’accroissement de population ainsi qu’appauvrissement des ressources vitales bien réelles.

Pour résumer un peu, il y a 3 guerres concomitantes au Japon. Les Rebelles japonais formant le groupe « Groupe Relief ». Les forces armées américaines, « Les Volontaires Armés ». Et pour finir, les animaux mutants génétiquement modifiés, qui s’attaquent à l’humanité, les « Ruffians ».

Au début du jeu, les « Volontaires Armés » viennent de tuer tout le monde, sauf 3 rebelles (Saki, Airan et Achi), alors que les Ruffians préparent l’invasion de Tokyo devant la fuite du Groupe Relief qui s’apprête à regagner la gare de Shinjuku pour quitter le Japon…

Je vous laisse découvrir au fur et à mesure des cutscene, ce scénario très alambiqué.

 

Ceux qui voudront juste dégommer des ennemis sans tenir cas de l’histoire seront heureux d’apprendre que chaque cutscene peut être passée. Ce qui peut néanmoins être regrettable car elles peuvent parfois donner un peu plus de matière à l’intrigue.

 

 

Les contrôles

 

Contrôler Saki peut s’avérer un peu pénible lors des premières minutes de jeu. Le premier niveau peut s’apparenter à un niveau d’apprentissage vous plongeant dans une plaine peuplée de Ruffians. Une bonne coordination de vos mouvements sera la clé de votre survie. Vous devrez viser avec précision et arriver à esquiver les attaques ennemies. De type shoot’em up, et plutôt rail shooter (le décor avance suivant une trajectoire prédéfinie), vous n’aurez pas le contrôle complet de votre avatar, forcé de suivre le chemin imposé par les programmeurs. Ce type de jeu impose un gameplay très restrictif et incite à la recherche du meilleur score possible.

Pour faciliter l’apprentissage des mouvements du héros, deux choix s’offrent à vous : une visée automatique et une visée manuelle. Bien évidemment chacune à ses forces et faiblesses. La première option vous permettra de vous familiariser davantage avec les contrôles de déplacement, avec une force d’attaque moindre, alors que la seconde demandera un plus d’habileté et de précision, mais en infligeant des dégâts bien plus conséquents. Chose intéressante, le jeu peut se jouer à deux. Pas deux personnages à l’écran, mais l’un pourra déplacer le personnage alors que l’autre s’occupera de la visée. Un mode co-op que l’on retrouver également dans Mario Galaxy, par exemple.

 

 A n’en pas douter, le plus gros intérêt de Sin and Punishment réside dans son Mode Histoire car on y retrouve une bonne dose d’adrénaline et d’action incessante : ça tire de partout, des ennemis surgissent sans qu’on s’y attende… Principalement dans la peau du personnage de Saki, vous évoluez au travers d’environnements hostiles, arme à la main, tentant d’accumuler des points en détruisant les ennemis avec rapidité et précision. Le jeu vous forcera à utiliser différentes stratégies pour défaire certains ennemis. Par exemple, à de nombreuses reprises, de gros missiles seront tirés sur Saki alors qu'il court. Vous pourrez alors choisir d'esquiver ces missiles jusqu'au prochain niveau, les esquiver et tirer à votre tour ou simplement renvoyer ces missiles avec votre épée pour infliger un maximum de dégâts.

 

Les graphismes

 

Wow. Les graphismes de Sin and Punishment font cracher les tripes de la Nintendo 64.

Il faut le souligner, on n’a même pas besoin d’une expansion pack (RAM supplémentaire). On pourra reprocher certaines choses à ce titre, notamment le design très « polygonal » des personnages certainement un parti pris, mais l’animation au cours du jeu nous fait tout oublier : effets de lumières, rotations, zooms (ah…il faut absolument que vous essayiez le niveau du porte avion). Certains niveaux vous feront penser que vous êtes sur une 128 bits. Si, si, je vous assure. Les ennemis et les décors sont relativement bien détaillés et les programmeurs se sont donné pour objectif de ne jamais faire ralentir le jeu, quel que soit le nombre d’ennemis à l’écran ou d’effets visuels. Certains d’entre resteront sur leur faim malgré tous les efforts graphiques mis en œuvre, mais cette aventure contient vraiment tous les ingrédients du jeu parfait du début des années 2000 qui souvent fait défaut à d’autres.

 

    

   CA RAPPELLE SPACE HARRIER                              CE NIVEAU EST SUPERBE

 

L’ambiance sonore

 

Dans cette partie, il est nécessaire de distinguer 2 parties : les effets sonores et l’ambiance musicale. De nombreux effets sonores se répètent et peuvent devenir rapidement lassants voire irritants pour vos tympans fragiles. Saki, le héros pousse des cris lorsqu’il saute, tire, glisse, est touché. Il aurait été plus judicieux d’intégrer des digits qui collent plus à la situation, mais restait-il assez de place dans la cartouche ?

L’ambiance musicale quant à elle donne nous plonge rapidement dans une tension dramatique, varie selon les missions, mais n’en reste pas inoubliable.

Il y a une chose qui est relativement désagréable dans ce jeu : les vibrations. Comme je l’ai expliqué plus haut, votre héros s’agite souvent dans tous les sens, lorsqu’il court, tire… Eh bien, à chaque effet sonore, une vibration ! Là, vraiment, au bout d’une heure de jeu, vous aurez l’impression d’avoir passé la tondeuse dans votre jardin !

On peut relativiser un peu mes propos en disant que Sin and Punishment offre une action non-stop. Pas de temps mort. Heureusement, les joueurs peuvent tout simplement désactiver cette fonction.

 

Sin and Punishment ne promet pas une longue aventure. Les joueurs les plus aguerris en viendront à bout très rapidement. Dans le mode le plus facile, on finira le jeu en à peine 1 heure. Oui, c’est peu, trop peut-être. Surtout que dans ce mode, les points n’augmentent que très peu. Fans de scoring, tentez les niveaux les plus difficiles.

Rejouer à Sin and Punishment sur console virtuelle Wii avec la possibilité de redéfinir ses propres contrôles est idéal. Pareil pour les sauvegardes.

Pour revenir un petit peu sur mon précédent article concernant l’émulation, le jeu est parfaitement jouable sur émulateur Project64, par exemple pour ne citer que lui. Miracle de l’émulation et du romhacking, sachez que le jeu est disponible en version anglaise intégrale, voire même espagnole.

 

 

 

 

 

 

 

   VERSION PATCHEE EN ANGLAIS                       VERSION ORIGINALE EN JAPONAIS

 

A tous les curieux, fans de shoot’em up, je vous invite à découvrir ce jeu. Pour tous ceux qui ont déjà joué, rebranchez vos manettes et refaites-le une fois, je vous assure que ça fera du bien à vos pupilles.

Pour le reste, vous pouvez également découvrir sa suite sur console Wii (Sin and Punishment : Successor of the Skies).

Sur ce, moi j’y retourne…

 

Quelques titres développés par Treasure, pas que des pépites mais quand même…

 

Jeux vidéo développés par Treasure

Années 1990

Gunstar Heroes · McDonald's Treasure Land Adventure · Dynamite Headdy · Yu Yu Hakusho: Sunset Fighters · Alien Soldier · Light Crusader · Guardian Heroes · Mischief Makers · Silhouette Mirage · Radiant Silvergun · Bangai-O

Années 2000

Sin and Punishment · Silpheed: The Lost Planet · Stretch Panic · Ikaruga · Tiny Toon Adventures: Buster's Bad Dream · Wario World · Dragon Drive: D-Masters Shot · Astro Boy: Omega Factor · Gradius V · Advance Guardian Heroes · Gunstar Future Heroes · Bleach: The Blade of Fate · Bleach: Dark Souls · Bangai-O Spirits · Bleach: Versus Crusade · Sin and Punishment: Successor of the Skies

 

 

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