Un seinen qui en a pour un anti héros qui n'en a plus...

Par mangam-otaku | Le Mer 08 Avr 2015 | mangas

Lady boy

Devant la profusion de nouvelles séries mangas qu’essaient d’imposer des éditeurs eux-même de plus en plus nombreux, difficile de trouver un titre qui saura se distinguer du reste du troupeau...

 

C’est en furetant dans les rayons à la recherche de sang frais à compulser que je tombe sur le précieux : Ladyboy vs Yakuzas, L'île du désespoir (au japon le titre est bien plus explicite : « 100 mecs en slip contre la fille refaite » ).

Niveau originalité c’est bien simple : s’il y’a bien un mot pour qualifier ce bouquin c’est bien :

WTF ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

Hum, hum… je me calme après ces deux lignes de pétage de durite qui – en plus de me faire gagner quelques lignes sur mon article ^^’- illustrent plus que tout l’état d’esprit qui se dégage de cette œuvre. Alors autant le dire de suite : non, ce n’est pas du grand n’importe quoi à la Bobo bobobobobobooooooooo ou à la Toriko. Eux c’est plutôt du délire gentillet pour jeunes ados shonenisés. Ladyboy vs Yakuzas, L'île du désespoir c’est plutôt le délire couillu pour adultes poilus qui se curent les dents à la gunblade après avoir bouffé le cul d’un bison vivant sur le corps d’une jeune amazone vierge ! Oui…rien que ça !

Quoi de mieux que de vous faire lire froidement le résumé qu’en fait l’éditeur Akata sur son site :
« Kôzô Kamashima était un jeune yakuza plein de potentiel. Oui, mais voilà… Ce jeune premier a eu la trop mauvaise idée de coucher avec la fille ET l'épouse de son big boss. Et comme tout se sait, chez les mafieux… Le parrain japonais, fou de rage, décide alors de se venger, et sa punition est terrible : de force, il fait opérer le pauvre Kôzô, pour lui retirer… ses bijoux de famille ?! Devenu transsexuel malgré lui, Kôzô est ensuite envoyé sur la pire île du monde entier : l'île du désespoir absolu, où vivent reclus des yakuzas sans foi ni loi. Ces derniers, privés depuis des années de présence féminine, voient en l'arrivée de « la » pauvre Kôzô un signe du destin : enfin, ils vont pouvoir assouvir leurs pulsions sexuelles. Dès lors, commence une terrible course poursuite entre Kôzô - pas encore habitué(e) à son nouveau corps - et une bande de dégénérés fous furieux prêts à tout… Y compris à s'entretuer ! ».

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( source : www.akata.fr ).

Nan mais sérieux, ça ne donne pas envie tout ça ? Je ne sais pas ce qu’a pris l’auteur comme substances mais ça doit arracher les croûtes de mamie !
Le trait de l’auteur, très caricatural, fait la part belle aux gueules improbables des protagonistes et s’il n’est pas aussi à l’aise dans la représentation du décor ce n’est qu’un petit gravier dans la santiag tant l’accent est mis sur les personnages.


Le scénario est barré comme il faut mais en plus de çà réserve de très nombreux rebondissements tous plus extrêmes les uns que les autres. Si l’on pense parfois à Battle Royale pour le côté survival sur une île, sachez que le livre de Toshifumi Sakuraï se torche avec le manga de Masayuki Taguchi et Koushun Takami et recto/verso en plus ! Plus jusqu’au boutiste dans son délire ( cf. le cliffhanger du premier tome ) que la majeure partie de ces productions survival classiques qui comptent dans leurs rangs King’s Game et autres Revenge Classroom, Ladyboy vs Yakuzas, L'île du désespoir inaugure même un nouveau style à lui tout seul : le Freak Survival ! Tout un programme ! ! ! Son auteur est en mode No Limit à tous les niveaux : vocabulaire, grossier, scènes de viols (ou plutôt tentatives), violence exacerbée, idées malsaines.


Tout y passe, et à force de pousser mamy au tractopelle dans les orties avec l’eau du bain on se heurte à la limite de ce manga : son acceptation par le lecteur. Soit on adore, soit on déteste ! En effet c’est à une question existentielle et très actuelle que nous renvoit Ladyboy Vs Yakuza : Peut on rire de tout ? alors la réponse est bien sûr l’inévitable « oui…mais pas avec n’importe qui ». Ceux-qui savent apprécier une œuvre au 69ème degré y trouveront une vrai pépite d’audace et d’humour, les autres par contre, ceux qui rougissent quand tonton Bébert raconte la blague du chien sodomisé par un ours à la fin du repas dominical passez votre chemin ce n’est clairement pas pour vous !


Par les temps qui courent où la liberté d’expression est la cause nationale, il est bon de voir que des éditeurs osent le choix de publier ce type de livre au propos anti-mainstream et puissamment politiquement incorrect là ou d’autres n’y verrait qu’un projet casse gueule pas enclin du tout à faire rentrer de la thune dans la caisse. Akata ose ! Et vous oserez vous en rire ? Moi j’ai fait mon choix…Vivement la suite !

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Ps : pour ceux qui souhaitent découvrir un extrait du tome 1 c’est par là que çà se passe :

http://www.akata.fr/publications/ladyboy-vs-yakuzas-t1

 

Jashuyan, badass et fainéant.

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